Publié dans Actualité nationale

Hommage à Simone Veil

Aujourd’hui, j’apprends le décès de Simone Veil.

Deux faits de sa vie me reviennent en mémoire.

La mort qui l’a accompagnée tout au long de sa vie. Celle d’une partie de sa famille dans les camps d’extermination. Et puis celle de sa sœur quelques années après. De cette douleur indicible, elle en avait fait sans doute une force en tout cas l’assise d’une dignité.

Cette dignité, elle était là en 1974, lorsque défendant la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse, elle avait été vilipendée. Il faut se souvenir qu’elle avait défendu cette loi au nom de la santé publique. En effet, beaucoup de femmes mourraient, restaient stériles ou subissaient des curetages à vif. Les féministes lui en avaient voulu. Mais c’était sans doute le seul biais qui permettait de faire accepter cette loi face à une assemblée quasi exclusivement masculine.

Ce débat est toujours d’actualité. J’ai pu m’exprimer là-dessus il y a quelques mois lors d’une conférence organisée par le Diocèse de Bourges sur l’engagement spirituel des élus. J’avais en effet rappelé que lors de ce débat parlementaire des élus avaient voté POUR car ils étaient catholiques ; et d’autres CONTRE parce qu’ils étaient catholiques. Les personnes qui sont venus me voir après la conférence me font penser que Simone Veil avait vu juste.