Publié dans Section PS Bourges

On a tous quelque chose en nous de Socialiste…

Comme chaque année, à l’occasion des vœux, je m’adresse aux militants de Bourges, en tant que Secrétaire de la section PS.

Quelques airs célèbrent me sont revenus en mémoire…

 

Chers amis, chers camarades,

Comme chaque début d’année, nous nous retrouvons pour ces traditionnels vœux de la section du Parti Socialiste de Bourges. Janvier c’est le mois des bonnes résolutions et des « je te promets » que l’on s’dresse à nous même et à ceux qui nous entourent.

C’est l’heure des bilans, des souvenirs, souvenirs. Et c’est surtout l’heure de se tourner vers l’avenir et de vous adresser un message personnel.

 

Evidemment, ce qui nous réunit, c’est le choix de défendre et de porter une vision de la société, la volonté de vivre pour le meilleur. Et c’est pour cela que nous restons unis, sous l’embellie ou dans la tempête.

 

Durant cette année 2017, nous avons mené de belles campagnes car nous n’avons pas voulu laissez passer les rêves.

 

Dès le début de l’année, nous nous sommes engagés dans une seconde organisation de Primaires, après celles de 2011. Grâce à une forte mobilisation, à « ce je ne sais quoi que d’autres n’ont pas« , nous avons pu accueillir les votants dans les différents quartiers de Bourges. Mais également à Saint-Doulchard et La-Chapelle-Saint-Ursin, puisque notre section couvre également ce canton : c’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup.

 

Nous avons su collectivement nous mettre en ordre de marche derrière le candidat désigné à la Primaire, Benoît Hamon, et porté sa candidature durant la campagne des Présidentielles.

 

Je sais que cette période a révélé des fissures dans la maison socialiste, que d’aucun ont tenté d’allumez le feu. Pour connaître la vie des sections sur d’autres villes de la Région, nous n’avons heureusement pas connu à un niveau équivalent les déchirures et les traîtrises que des camarades proches de nous ont connu.

 

Lors de cette échéance électorale présidentielle, nous devons reconnaître que les électeurs ne nous ont pas adressé un « que je t’aime » unanime.

Emmanuel Macron est sorti en tête de cette séquence électorale aux multiples rebondissements, à l’issue d’un second tour où il nous fallait en tant qu’électeurs socialistes juste éviter le « noir c’est noir ».

Dans ces multiples rebondissements, le gagnant d’avance, François Fillon a véritablement vécu un » requiem pour un fou« , avec un feuilleton ponctué par son embarras sur la couverture de la sécurité sociale, le « Pénélope Gate » et les emplois fictifs de ses enfants Charles et Marie et pour finir une obscure histoire de veste.

 

Je considère que cette élection présidentielle a révélé des fractures dans la société française. L’électorat de Macron s’est concentré dans de grands ensembles urbains et il est ainsi apparu comme le Prince des villes. Deux France ont ainsi surgi, celle de la mondialisation, qui surfe sur l’ère du numérique ; et la France qui vit dans un sentiment de déclassement, d’éloignement de la chose publique et qui peut se dire en pendant à la République « elle m’oublie ». Dans ce cadre, je considère que l’action publique revêt une importance d’autant plus grande que nous devons nous atteler à rétablir une unité nationale, empêcher un décrochement d’une partie de la population, établir une équité des territoires.

 

 

« Il faut tout changer pour que rien ne change », elle est terrible cette phrase qui ouvre le film « Le Guépard » de Luchino Visconti. Que veut dire Tancred par cette sentence ? Il choisit par calcul de rejoindre durant ses tendres années la révolution garibaldienne pour in fine conserver les avantages de sa classe. En regardant évoluer Emmanuel Macron, j’ai ce même sentiment d’un jeune ambitieux qui a su conquérir l’Elysée en annonçant des changements profonds mais qui au fond aura toujours à cœur de satisfaire l’élite qui a financé sa campagne électorale et a participé de son avènement.

 

Dans ces circonstances, il était tentant de se dire « débranche », et pourtant nous avons enchainé avec une campagne des législatives porté par trois militants de Bourges, Céline Bezoui, Yann Galut et moi-même.

Campagne âpre, difficile où nombre d’électeurs ont semblé dire au PS « j’oublierai ton nom ».

 

 

Aujourd’hui, est venu le temps de la refondation pour notre parti. Peut-être en est-il fini de nos tendres années, nous devons avec détermination ouvrir un nouveau chapitre.

Lors de notre matinée en section pour participer aux ateliers de la refondation, j’ai apprécié de pouvoir revenir à nos valeurs. Egalité, émancipation, place centrale accordée à l’école, encadrement du marché, protection des plus fragiles. Notre socle commun est là. Ce n’est pas le paradis blanc, ce n’est pas non plus le pénitencier. Il nous appartient de restructurer la maison socialiste en repartant de ces fondations et de nous dire « pour moi la vie va commencer ».

 

 

Nous voyons bien aujourd’hui Emmanuel Macron à la manœuvre. Ce n’est plus « la fille de l’été dernier » qui en faisait rêver beaucoup, c’est aujourd’hui un dirigeant libéral. Ses ordonnances permettent désormais de mettre en œuvre des ruptures conventionnelles collectives qui concernant aujourd’hui Pimkie et Peugeot. Les associations d’accueil s’alarment de son traitement des migrants. Au travers de sa réforme de l’apprentissage, nous voyons aussi qu’il veut faire de la formation une marchandise dont la gestion sera laissée aux branches professionnelles alors que ce secteur doit continuer de relever d’un aménagement équilibré des territoires, porté par les Régions.

 

Pour la section de Bourges, le travail de reconstruction entrepris par notre Parti passe aussi par l’organisation de deux conférences ouvertes au public. Ces soirées nous permettent de continuer de faire exister notre section, nos valeurs, notre place dans la cité. Au mois de décembre, nous avons accueilli Yves Dauge sur la question de la revitalisation des centres-villes et le 7 février, nous accueillerons Marc Gricourt qui nous parlera de son expérience de gestion d’une ville moyenne par une majorité socialiste.

 

Les élus continuent également un important travail de présence et de conviction. Vos élus municipaux autour d’Irène Félix se mobilisent pour une maîtrise budgétaire et récemment sur la question de l’enseignement supérieur. Vos élus départementaux, face à un exécutif de droite très dure, continue de mettre en avant les valeurs de solidarité, les forces de nos territoires où perdure une qualité de vie et une priorité donnée à l’accueil, notamment des mineurs isolés qui sont loin de chez eux. Yann Galut a lancé l’idée de faire de Bourges la capitale européenne de la culture : nous en avons l’étoffe pour peu que nous sachions créer des synergies.

 

Pour la Région, Ce premier semestre sera l’occasion de mener une vaste concertation pour dessiner notre territoire à l’horizon de 2025, formalisée dans un SRADETT (schéma régional d’aménagement et de développement durable du territoire). Je vous invite à prendre part au forum qui se tient lundi 15 janvier à 17h45 au lycée Jacques Cœur. Dans une région où deux métropoles viennent d’émerger nous devons faire valoir nos atouts, nos savoir-faire. Nous vivons dans une ville à taille humaine où demeure un tissu industriel fort. Autour de l’Ecole nationale supérieur d’art de Bourges, nous avons la chance d’avoir de nombreux créateurs. Notre patrimoine et le développement des veloroute comme le Canal de Berry à vélo sont des atouts pour renforcer l’économie touristique.

 

Cette année qui s’ouvre pour notre Parti avec un Congrès dès le mois d’avril doit donc être celle d’un nouveau départ pour retrouver l’envie d’avoir envie.

 

Merci de votre écoute, bonne année à tous.

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